Une femme rousse.
Le regard direct.
Presque immobile.
La main posée contre sa joue comme si elle retenait quelque chose…
ou comme si elle savait déjà.
Ses cheveux sont couleur feu.
Mais le vrai feu n’est pas dans ses cheveux.
Il est sous la peau.
Autour de son cou, un serpent s’enroule comme un foulard.
Pas comme une menace.
Comme une présence.
Je déteste les serpents.
J’en ai peur depuis toujours.
Alors pourquoi en peindre un ?
Parce que ''Fierce'' ne pouvait pas être seulement la puissance confortable.
Elle devait aussi contenir ce qui dérange.
Ce qui confronte.
Ce qui nous oblige à tenir le regard.
Le serpent est intelligent.
Il mue.
Il se transforme.
Il survit.
Il représente cette partie de nous que l’on fuit…
jusqu’au jour où l’on comprend que l’apprivoiser,
c’est reprendre son pouvoir.
Cette femme ne combat pas le serpent.
Elle ne le fuit pas.
Elle le porte.
Comme on porte une vérité.
Comme on porte une peur qu’on a décidé de transformer.
Le feu sous la peau parle de cela.
De la peur affrontée.
De l’instinct apprivoisé.
De la transformation silencieuse.
Le feu sous la peau - peinture réaliste abstrait
Dimensions : 10 x 10
Techniques mixtes (Acrylique et huile) sur toile de galerie.

